Le boulet de la dette peut en cacher un autre
Notre bien aimé Ministre des Finances se nomme Thierry Breton. Pour ceux qui ne sauraient pas, c'est lui :
Pas un imbécile, Mr Breton, il est sacrément diplômé, comme tout ministre qui se respecte : il est diplômé de l'École supérieure d'électricité (Supelec) de Paris et de la 46e session de l'Institut des Hautes études de Défense nationale (IHEDN). C'est pas rien tout de même !
Et que nous dit M. le Ministre (mais il n'est pas le seul, hein, c'est très à la mode en ce moment, ils le disent tous) ? En sa qualité de chef des finances françaises, il le dit haut et fort : nous sommes trop endettés.
Soit.
" Et alors ? " , serions nous en droit de demander, nous pauvres quidams qui n'avons pas fait de si prestigieuses études.
Et alors, c'est un fardeau énorme pour les générations futures. Qui va peser sur la croissance, sur les emplois, l'investissement, sur nos enfants, leur donnera le SIDA, leur crèvera les yeux et les torturera jusqu'à ce que mort s'ensuive. (ouais enfin ils disent pas ça comme ça, hein, mais c'est pas loin).
Mais c'est marrant, on a tendance à trop souvent oublier ce qu'est une dette. Alors, M. Breton, rien que pour vous (vu qu'apparemment je n'ai aucun lecteur ici), nous allons creuser (huhu) l'idée de dette publique.
La dette publique n'est en rien comparable avec une dette"familiale", d'un père de famille s'endettant et filant sa dette à ses gosses. La génération qui hérite de la dette publique hérite aussi de la créance correspondante, contrepartie de la dette. La génération nouvelle n'est donc ni appauvrie ni enrichie, tant qu'on est pas endetté vis-à-vis du reste du monde.
Ah oui, oui, en effet, une dette est associée à une créance, oui...
Et justement, Oh miracle, la France est nettement créancière vis à vis du reste du monde depuis 1994 (elle l'était aussi jusqu'en 1988, puis débitrice jusqu'en 1993).
On remarquera au passage que dans toutes les dettes et les créances entre personnes morales résidantes (administrations, ménages, entreprises et banques), les administrations publiques ne représentent que 9% de ces dettes. Celles des entreprises et des ménages sont donc dix fois plus élevées.
Et ces dettes publiques ne sont pas nocives ou positives en soi, elles dépendent du type de redistribution des ressources entre résidents à laquelle elle donne lieu. En gros, on ponctionne le service de la dette pour redistribuer le produit de ces prélèvements par l'intermédiaire des bons du trésor, ce qui ne gêne pas la croissance, tant qu'on ne ponctionne pas ceux qui ont des projets utiles à la société et qu'on ne donne pas à ceux ayant déjà trop !
Oh, euuuuhh. Oui, ça coule de source.
D'ailleurs, les 30 glorieuses ont commencé avec un niveau de dettes entre 150 et 300 % des différents PIB, et ça n'a pas empêché les croissances exceptionnelles. Le volume n'est donc pas nocif.
En fait, le vrai fardeau, c'est la baisse des dépenses publiques, qui se font sur le dos de l'éducation, de l'aide aux plus défavorisés, etc. qui risquent à terme de détruire toute cohésion sociale, et de laisser à la génération suivante toute une couche de personnes pauvres, perdues, délinquantes, et ainsi de suite. CQFD. Tu vois le truc, Thierry ? Quand on te parlait du boulet de la dette, tu n'imaginais pas qu'on parle de ce genre de boulet, hein ?
Oh punaise, c'est moi le boulet de la dette ? Je suis mal mal mal, tous mes projets de coupes budgétaires tombent à l'eau, je vais encore me faire taper sur les doigts...
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Pour ceux qui n'auraient pas bien compris cette rapide synthèse, où qui souhaiteraient approfondir un minimum, sachez que ce texte est TRRREEESS largement inspiré (c'est même un rapide résumé) du texte de Francisco VERGARA et Bernard GUERRIEN : "La dette publique, fardeau des générations futures ?" disponible sur le site d'Autisme-Economie.org
Pas un imbécile, Mr Breton, il est sacrément diplômé, comme tout ministre qui se respecte : il est diplômé de l'École supérieure d'électricité (Supelec) de Paris et de la 46e session de l'Institut des Hautes études de Défense nationale (IHEDN). C'est pas rien tout de même !Et que nous dit M. le Ministre (mais il n'est pas le seul, hein, c'est très à la mode en ce moment, ils le disent tous) ? En sa qualité de chef des finances françaises, il le dit haut et fort : nous sommes trop endettés.
Soit.
" Et alors ? " , serions nous en droit de demander, nous pauvres quidams qui n'avons pas fait de si prestigieuses études.
Et alors, c'est un fardeau énorme pour les générations futures. Qui va peser sur la croissance, sur les emplois, l'investissement, sur nos enfants, leur donnera le SIDA, leur crèvera les yeux et les torturera jusqu'à ce que mort s'ensuive. (ouais enfin ils disent pas ça comme ça, hein, mais c'est pas loin).
Mais c'est marrant, on a tendance à trop souvent oublier ce qu'est une dette. Alors, M. Breton, rien que pour vous (vu qu'apparemment je n'ai aucun lecteur ici), nous allons creuser (huhu) l'idée de dette publique.
La dette publique n'est en rien comparable avec une dette"familiale", d'un père de famille s'endettant et filant sa dette à ses gosses. La génération qui hérite de la dette publique hérite aussi de la créance correspondante, contrepartie de la dette. La génération nouvelle n'est donc ni appauvrie ni enrichie, tant qu'on est pas endetté vis-à-vis du reste du monde.
Ah oui, oui, en effet, une dette est associée à une créance, oui...Et justement, Oh miracle, la France est nettement créancière vis à vis du reste du monde depuis 1994 (elle l'était aussi jusqu'en 1988, puis débitrice jusqu'en 1993).
On remarquera au passage que dans toutes les dettes et les créances entre personnes morales résidantes (administrations, ménages, entreprises et banques), les administrations publiques ne représentent que 9% de ces dettes. Celles des entreprises et des ménages sont donc dix fois plus élevées.
Et ces dettes publiques ne sont pas nocives ou positives en soi, elles dépendent du type de redistribution des ressources entre résidents à laquelle elle donne lieu. En gros, on ponctionne le service de la dette pour redistribuer le produit de ces prélèvements par l'intermédiaire des bons du trésor, ce qui ne gêne pas la croissance, tant qu'on ne ponctionne pas ceux qui ont des projets utiles à la société et qu'on ne donne pas à ceux ayant déjà trop !
Oh, euuuuhh. Oui, ça coule de source.D'ailleurs, les 30 glorieuses ont commencé avec un niveau de dettes entre 150 et 300 % des différents PIB, et ça n'a pas empêché les croissances exceptionnelles. Le volume n'est donc pas nocif.
En fait, le vrai fardeau, c'est la baisse des dépenses publiques, qui se font sur le dos de l'éducation, de l'aide aux plus défavorisés, etc. qui risquent à terme de détruire toute cohésion sociale, et de laisser à la génération suivante toute une couche de personnes pauvres, perdues, délinquantes, et ainsi de suite. CQFD. Tu vois le truc, Thierry ? Quand on te parlait du boulet de la dette, tu n'imaginais pas qu'on parle de ce genre de boulet, hein ?
Oh punaise, c'est moi le boulet de la dette ? Je suis mal mal mal, tous mes projets de coupes budgétaires tombent à l'eau, je vais encore me faire taper sur les doigts...--------------------------------------------
1 Commentaires :
Dans cet article, vosu dites qu'il ne faut pas donner à ceux qui ont déjà trop? Terrible expression! Comment définissez vous "avoir trop" ? Est ce vous qui définissez ce qu'ile st bon de posséder ou non ? C'est sympa votre vision du monde ! Vous savez ce qu'il est jsute et nécessaire d'avoir ? La tyrannie ne pointerait elle aps son nez?
Est ce une manière de légitimer le vol?
Par
Anonyme
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