Il faut tuer PAC Manne, mais pas comme on le croit
L'auto-proclamé Maître du Monde, Harry Peal, nous fait part dans sa dernière chronique, d'un sketch intitulé : "PAC manne" dans lequel il interview Pedro, un producteur brésilien de sucre qui ne manque de hargne ni d'humour.
Et il est énervé, Pedro. N'est-ce pas ?
(toute ressemblance avec un testeur de jus d'orange dans une célèbre publicité serait pur hasard)
(Comprenne qui pourra)
Et il a de quoi ! La PAC (Politique Agricole Commune), en gros, consiste à subventionner des agriculteurs européens pour qu'ils produisent certains produits en certaines quantités. À l'origine, le but était noble : assurer l'auto-suffisance alimentaire de l'Europe.
Mais pour ce faire, on a poussé à l'industrialisation, à la surproduction, en assurant le rachat des denrées à des prix très attractifs pour les producteurs.
Résultat : des excédents qu'on écoule à des prix ridicules dans les pays dits pauvres, un saccage environnemental avec l'industrialisation, l'incitation à l'agrandissement des parcelles, un paysage détruit, une uniformisation des produits, et une culture paysanne quasi disparue (on ne parle plus de pays, mais d'agriculteurs, ou de chefs exploitants).
Alors Pedro, honnête producteur de sucre au Brésil (mais c'est aussi vrai pour d'autres producteurs de nombreux pays et continents, comme Mamadou en Afrique), il peut pas vendre sa production chez lui, puisque les européens y écoulent leurs surplus à des prix artificiellement bas.
Mais que nous dit LMDM (qui je le rappelle, s'est auto proclamé MDM, ce tyran !) ? Et bien qu'il lui tarde "un monde libre sans douane et où l'Etat arrêterait de subventionner à tort et à travers". Et là je dis : 'tention.
En l'état des choses, il serait bénéfique que les subventions à l'agriculture intensive cessent au plus vite. Mais de là à dire qu'il ne faut plus subventionner, que nenni. Actuellement, ce serait même l'inverse !
Il est urgent de subventionner les productions "paysannes", "diversifiées", et respectueuses de l'environnement et des hommes. C'est à dire inciter à morcellement des grandes exploitations, fortement taxer les engrais, subventionner les productions biologiques et certains labels comme "Nature et Progrès".
Et pourquoi ? Parce que c'est le seul moyen de susciter un retour suffisamment rapide à de telles pratiques, génératrices d'emplois, et surtout génératrices d'externalités fortement positives (protection de l'environnement, repeuplement des campagnes, diminution des risques de maladies liées aux produits toxiques, retour à des productions diversifiées...) dont on sait que le seul marché ne peut prendre en compte.
De même, en attendant que les externalités négatives liées au transport des marchandises (via le pétrole pour faire avancer les avions, bateaux et camions) soient répercutées par un prix de l'essence très élevé, les barrières à l'importation (pour l'Europe comme pour les pays pauvres) ne sont sans doute pas si mauvaises, car permettent de réduire les échanges de produits que l'on peut produire soi même localement, et permettent donc de limiter le transport, et donc la non internalisation des externalités.
Et du coup, Pedro, plutôt que de produire du sucre hyper compétitif, qui sera forcément vendu en priorité aux pays riches (certes cela lui donnerait un revenu, mais avec lequel une bonne part de ses achats bénéficierait aux pays du Nord) il pourra produire pour nourrir ses compatriotes.
Alors, Pedro, c'est pas vrai ce que j'ai dit ?
Et il est énervé, Pedro. N'est-ce pas ?
(Comprenne qui pourra)
Et il a de quoi ! La PAC (Politique Agricole Commune), en gros, consiste à subventionner des agriculteurs européens pour qu'ils produisent certains produits en certaines quantités. À l'origine, le but était noble : assurer l'auto-suffisance alimentaire de l'Europe.
Mais pour ce faire, on a poussé à l'industrialisation, à la surproduction, en assurant le rachat des denrées à des prix très attractifs pour les producteurs.
Résultat : des excédents qu'on écoule à des prix ridicules dans les pays dits pauvres, un saccage environnemental avec l'industrialisation, l'incitation à l'agrandissement des parcelles, un paysage détruit, une uniformisation des produits, et une culture paysanne quasi disparue (on ne parle plus de pays, mais d'agriculteurs, ou de chefs exploitants).
Alors Pedro, honnête producteur de sucre au Brésil (mais c'est aussi vrai pour d'autres producteurs de nombreux pays et continents, comme Mamadou en Afrique), il peut pas vendre sa production chez lui, puisque les européens y écoulent leurs surplus à des prix artificiellement bas.
Mais que nous dit LMDM (qui je le rappelle, s'est auto proclamé MDM, ce tyran !) ? Et bien qu'il lui tarde "un monde libre sans douane et où l'Etat arrêterait de subventionner à tort et à travers". Et là je dis : 'tention.
En l'état des choses, il serait bénéfique que les subventions à l'agriculture intensive cessent au plus vite. Mais de là à dire qu'il ne faut plus subventionner, que nenni. Actuellement, ce serait même l'inverse !
Il est urgent de subventionner les productions "paysannes", "diversifiées", et respectueuses de l'environnement et des hommes. C'est à dire inciter à morcellement des grandes exploitations, fortement taxer les engrais, subventionner les productions biologiques et certains labels comme "Nature et Progrès".
Et pourquoi ? Parce que c'est le seul moyen de susciter un retour suffisamment rapide à de telles pratiques, génératrices d'emplois, et surtout génératrices d'externalités fortement positives (protection de l'environnement, repeuplement des campagnes, diminution des risques de maladies liées aux produits toxiques, retour à des productions diversifiées...) dont on sait que le seul marché ne peut prendre en compte.
De même, en attendant que les externalités négatives liées au transport des marchandises (via le pétrole pour faire avancer les avions, bateaux et camions) soient répercutées par un prix de l'essence très élevé, les barrières à l'importation (pour l'Europe comme pour les pays pauvres) ne sont sans doute pas si mauvaises, car permettent de réduire les échanges de produits que l'on peut produire soi même localement, et permettent donc de limiter le transport, et donc la non internalisation des externalités.
Et du coup, Pedro, plutôt que de produire du sucre hyper compétitif, qui sera forcément vendu en priorité aux pays riches (certes cela lui donnerait un revenu, mais avec lequel une bonne part de ses achats bénéficierait aux pays du Nord) il pourra produire pour nourrir ses compatriotes.
Alors, Pedro, c'est pas vrai ce que j'ai dit ?
1 Commentaires :
Je veux juste dire que si tu parlais avec autant de simplicité que le maitre du monde plutot que de te lancer des explication pour lesquelles il faut un décodeur avant de comprendre ce que tu veux dire tu aurais plus de chances qu'on te lise. LMDM dit probablement moins de conneries que toi et au moins il sait les mettre en forme de manière à ce qu'on puisse comprendre. Toi, comme tout président qui se respecte tu nous sors des beau discours incompréhensibles. De plus tu dis que tu ne cherches pas à être drôle, mais l'humour c'est la meilleure manière dese faire comprendre, ce qui n'est pas ton fort il faut croire
Par
Anonyme
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